Une organisation qui porte des fruits


Une organisation qui porte des fruits. Tel est le sujet de notre dernier exposé sur Vitalité. Je lis dans le flyer ce que l’équipe Vitalité attend de nous : « Notre organisation et nos structures sont pensées pour être efficace dans la prise de décision, tout en permettant aux uns et aux autres dans la communauté de s’approprier ces décisions. »
Comment conjuguer le modèle de l’Église primitive, le modèle biblique caractérisé par la communauté et la conduite de l’esprit Saint avec le fonctionnement d’une structure moderne ? 


En fonction du type d’église, avec ou sans pasteur, de l’Union à laquelle l’église est rattachée, de la taille de l’église, de l’arrière-plan cultuel des membres,… on peut avoir tous types de leadership : On en distingue trois principaux :
-Le modèle épiscopal (évêque) : l’autorité est confiée à  une seule personne.
-Le modèle communautaire : l’autorité est partagée par tous (inverse du premier)
-Le modèle collégial : l’autorité est partagée entre quelques-uns (conseil) et tous (communauté)
C’est de mon avis le modèle qui se rapproche le plus le l’Église primitive selon Actes 6 et Actes 15. C’est le modèle qui prévaut dans notre Union et dans notre Église et qui suppose une com’ fluide entre leaders et communauté. Ce modèle ne suppose par forcément qu’un pasteur soit présent mais voilà ce qu’en dit A Nisus :
"Parfois les églises font appel à un pasteur. Ce dernier est souvent employé à plein temps et salarié. Il a un statut d'ancien parmi d'autres anciens. Néanmoins, étant à plein temps, il est davantage disponible pour s'occuper du troupeau, le nourrir par son enseignement, prendre soin de lui par ses visites et le représenter à l’extérieur."
Le pasteur est celui sur lequel repose une charge importante et la tendance pendant longtemps a été de le désigner comme seul et unique interlocuteur. Le pasteur devait faire les messages, enseigner les enfants, visiter, soigner, réparer le toit de l’Église, etc…
La situation décrite ici ressemble à celle du pasteur multi-tâches. Le pasteur couteau-suisse, modèle breveté. Avec un risque majeur : celui du burnout.
C’est ce qui a failli arriver à  Moise. Voir Ex 18. 13-26
L’objectif est double : en se préservant, Moïse non seulement se respecte lui-même mais il respecte le peuple dont il a la charge. Le pire de ce qui peut arriver à un leader est de se croire indispensable. 
C’est aujourd’hui le rôle du Conseil de freiner le travail du pasteur, de l’aider à gérer son planning et de lui permettre de déléguer.
La délégation n’est pas seulement indispensable pour le leader mais aussi par ricochet sur toute l’église. Ecoutez cette histoire:
COMMENT LE DIABLE
      DÉROBE UN HOMME DE
       DIEU.
Les premières armes sont :
1: L'Argent
2: L'orgueil
3:La vie sentimentale et la 4ème arme c'est...
Maintenant on va dans notre histoire pour découvrir quelle est la 4ème arme utilisée par le diable pour détruire ceux qui travaillent pour Dieu.
    Il y avait un pasteur dans une Église qui avait du succès dans tout ce qu'il entreprenait. Il était en communion avec Dieu et marchait dans la sainteté, priant, jeûnant et lisant la Bible. Partout où il allait, son travail allait de l'avant. Beaucoup de personnes se convertirent et il y avaient beaucoup de guérisons, de miracles etc...dans cette Église.
   Le diable voyant cela, fit une réunion en enfer et il envoya le premier démon, une belle femme pour séduire le pasteur. Elle dit au pasteur: Je vais te voler!
 Dès que le pasteur comprit ce que voulait le démon, il se prépara pour ne pas succomber. Il pria, jeûna, lut la Bible, son mariage fut fortifié et le démon s'en alla.
   Le diable convoqua une autre réunion et résolut d'envoyer un esprit d'avarice afin de remplir les yeux du pasteur d'ambitions matérielles. De nouveau le pasteur pria, jeûna, lut la Bible, sacrifia tout ce qu'il avait et le diable tomba à terre.
  Révolté, le diable envoya un esprit d'orgueil pour remplir le cœur du pasteur d'orgueil. Mais le pasteur pria, jeûna, lut la Bible et s'humilia devant Dieu. Et encore une fois, le diable ne put rien faire contre le pasteur.
   Le diable vit que toutes ses tentatives étaient vouées à l'échec, irrité, il décida d'envoyer les trois démons ensemble dans l'Église du pasteur pour voir qu'elle erreur il allait commettre. Ils partirent donc pour l'étudier en marquant tous ses pas.
   Un jour, les trois démons voyant qu'ils ne trouvaient rien qu'ils puissent utiliser contre le pasteur, virent un autre démon passer par cette Église. Il était venu doucement, avec des béquilles en ayant une apparence fatiguée. Les trois démons commencèrent à l'embêter en disant :
 Eeeh vieux fatigué, que fais-tu ici?
Et ils lui demandèrent son nom. Il regarda de côté et avec un sourire sarcastique il dit :
   Mon nom? Je suis l'Esprit du temps. Et vous que faites-vous ici?
  Les autres démons lui racontèrent leurs missions et comment ils étaient vaincus jusqu'à présent. De là il dit aux trois esprits : Attendez que je vous dise quand vous devez agir. Et il dit encore :
   Ne soyez pas pressés. Moi je sais comment travailler. Et le démon agit avec subtilité.
-D'abord, il prit le temps de ce pasteur en remplissant son agenda de beaucoup de choses à faire.
-Ce pasteur n'eut plus le temps de jeûner et il fut faible.
 -Après, il prit le temps de ce pasteur à ne plus lire la Bible, et il n'entendit plus la voix de Dieu. Et sans entendre la voix de Dieu sa communion avec Dieu fut refroidie.
   C'est à partir de ce moment que ce démon donna l'ordre aux trois autres démons d'entrer en action. Et c'est ainsi que ce pasteur tomba et fut vaincu.
    Le temps est la quatrième arme utilisée par le diable pour refroidir notre foi lorsque nous ne persévérons pas. Souvent il nous occupe beaucoup. Parfois il crée en nous une fausse sensation de bien-être et fait en sorte que les luttes s'arrêtent durant un temps pour que nous prenons de mauvaises habitudes. C'est ainsi qu'il nous dérobe.
   Rappelles-toi toujours d'où tu viens, d'où Dieu t'as sorti et de ce qu'Il a fait dans ta vie pour que tu puisses garder la foi. Le vainqueur n'est pas celui qui commence, mais celui qui termine.
Actuellement nous recherchons des personnes ayant reçu l’appel au service des ados ou des enfants. C’est un ministère qui demande beaucoup car il n’est pas « visible ». Il demande à la fois des talents d’organisation, des qualités de contact et une connaissance biblique afin d’enseigner les jeunes. Cela peut paraître beaucoup et cela effraie peut être certains. Quand Moïse a été appelé qu’a t il dit ?:
Ex 4.10 Moïse dit à l'Éternel : Ah ! Seigneur, je ne suis pas un homme qui ait la parole facile, et ce n'est ni d'hier ni d'avant-hier, ni même depuis que tu parles à ton serviteur ; car j'ai la bouche et la langue embarrassées.
11 L'Éternel lui dit : Qui a fait la bouche de l'homme ? et qui rend muet ou sourd, voyant ou aveugle ? N'est-ce pas moi, l'Éternel ?
12 Va donc, je serai avec ta bouche, et je t'enseignerai ce que tu auras à dire.
13 Moïse dit : Ah ! Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer.
14 Alors la colère de l'Éternel s'enflamma contre Moïse, et il dit : N'y a t-il pas ton frère Aaron, le Lévite ? Je sais qu'il parlera facilement.
Gardez en tête le verset 14 : « Dieu se mit en colère » contre les excuses et les atermoiements de Moise. Ne cherchons pas trop d’excuses. Quand Dieu appelle il équipe. Mais sa patience a des limites.
Dans les deux textes (Ex 18 et Ac 6), ce qui ressort n’est pas le leadership ou l’autorité mais la soumission. Moise se soumet au conseil de son beau-père et donc aux délégués quitte à diluer son autorité. Déléguer c’est reconnaître qu’on n’est pas indispensable. C’est cela qui lui permet de se dégager du temps et de l’énergie pour aller sur le Mt Sinaï.
De même les apôtres acceptent de déléguer la nomination des diacres à un groupe culturel différent du leur. Ce faisant, ils délèguent à leur tour une part de leur autorité. Et les diacres acceptent avec humilité de servir. Pourquoi le font-ils ? Car ils sont tous au service non d’une organisation humaine mais de Dieu. Si quelqu’un vous demande de faire quelque chose dans l’église, qui vous le demande ? Un des leaders ou Dieu ?  Mais dans l’église on est au service de Dieu. Faites donc tout pour Sa gloire.
A retenir : Déléguer c’est perdre une partie de son autorité. Mais ne pas le faire serait comme un capitaine qui irait se coucher en laissant son bateau dériver entre les icebergs.
Amen

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