Petite réflexion sur les différents usages de la Parole de Dieu en relation d’aide.
Chers frères et
sœurs, en écoutant une formation sur la relation d’aide (pour ceux que cela
intéresse : Formation en Relation d'Aide (Pasteur
Denis Morissette), j’ai trouvé intéressant cette analyse des verbes
utilisés par Paul en 2Tim 4.2, que je vous retranscris ici tel quel.
« Il dit à̀ Timothée : « Prêche la Parole, insiste
en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte
avec toute douceur en instruisant. »
Un peu plus tôt
dans la même épitre,
il avait mentionné́ à Timothée que « Toute
Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre,
corriger et instruire dans la justice. » 2 Tim. 3/16
Nous pouvons remarquer
diverses fonctions rattachées à l'utilisation de la Parole. Le conseiller chrétien,
impliqué auprès de ses semblables, possède donc un coffret avec des outils variés
qu'il pourra utiliser selon les besoins de la personne.
a) Prêcher (kerousso)
· La prédication est l'utilisation la plus courante que l'on fait de la
Parole. Son sens premier signifie : proclamer, publier, crier (comme un crieur
public). Il possède un sens d’autorité́, de gravité, de formalité́. La prédication
est utile pour convaincre, motiver. Elle amène souvent une réaction immédiate
parce qu’elle fait appel au cœur. La réponse est souvent rapide, mais l’effet
est souvent à̀ court terme.
b) Reprendre (elenko)
· Le verbe « reprendre », dans ce verset, est utilisé́ dans le sens de
convaincre et de corriger (effectuer un correctif et non administrer une
correction). La Parole est un outil efficace pour propager la vérité́ et
corriger l'erreur. Pour nous qui croyons en son inspiration totale et entière,
elle constitue le guide infaillible.
c) Censurer (Epitimao)
· Ce troisième verbe qui est traduit en français par censurer
signifie aussi confronter, mais dans un sens beaucoup plus direct et tranchant.
Il signifie: reprendre, réprimander, recommander sévèrement, parler sévèrement,
repousser, réprimer. La particularité́ de ce terme vient du fait qu'on ne le
retrouve que 2 fois dans les Épitres (2 Tim. 4/2, Jude 9). Le reste de son
emploi est limité aux Évangiles et est utilisé́ par Jésus pour repousser et
menacer le vent, pour confronter et prendre autorité́ sur les esprits impurs.
d) Exhorter (Parakaleo)
· Le verbe grec «parakaleo» signifie exhorter,
encourager, consoler. Il possède un sens de support dans le fait qu'il faut
amener quelqu'un à poursuivre sa route et à ne pas lâcher. Il y a une
dimension future rattachée à l’utilisation de ce verbe. Il faut aider la
personne à aller de l’avant.
· Le terme «parakaleo» vient de: Para:
près de, à côté de et caleo:
Appeler. Il signifie donc l'action de quelqu'un qui se tient à̀ mes côtés pour m'aider,
me supporter et m'encourager. Ce verbe se retrouve 107 fois dans le Nouveau
Testament, dans 103 versets.
e) Instruire (Didasko)
· Le verbe instruire signifie transmettre un enseignement, communiquer de
l'information, partager des renseignements. Contrairement à̀ la prédication,
l’enseignement fait appel à̀ la tête plus qu’au cœur, à la dimension rationnelle plus
qu’émotionnelle. La réponse n’est souvent pas immédiate, mais ses effets sont
plus durables à long terme que la prédication.
f) Corriger (Épanorthoses)
· Le mot « épanorthoses » provient du grec Ana : en haut et ortho :
replacer. Littéralement, il signifie restaurer dans le sens de remplacer à
l’endroit ou remettre en bon état. Il est souvent traduit par reformer,
amender, rectifier, remettre sur le droit chemin.
L’utilisation des
Saintes Écritures, en relation d’aide, constitue un avantage précieux. Chacune
des méthodes mentionnées vise à aider les gens à devenir ce que Dieu veut
qu’ils soient.
Puisqu’il existe un éventail
varié d'utilisation des Saintes Écritures, il est donc important d'utiliser la
Parole, selon la fonction qui lui est dévolue, dans le contexte particulier
qui se présente à nous. Celle-ci peut devenir pour la personne aidée une
source de réconfort, de guérison et de transformation.
Par contre, cette même Parole, utilisée de façon insidieuse, peut devenir une source de
tourments additionnels pour la personne aidée. Il est du devoir du conseiller chrétien
de prendre conscience de cette réalité́. »
La conclusion de cette étude est qu’il nous faut trouver un équilibre
quand nous utilisons la Parole de Dieu dans notre communication fraternelle
en fonction de l’état de la personne en face de nous et de là où elle en est. A
nous de savoir, guidés par le Saint Esprit quand nous devons :
- prêcher, exhorter ou
instruire
et quand nous devons :
- reprendre, censurer ou
corriger.
Bonne semaine a
tous
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